Accès à l’eau potable : un luxe quotidien qui a un coût

Publié le 1 août 2025

Derrière chaque geste simple – se laver les mains, boire un verre, tirer la chasse – se cache un réseau complexe de tuyaux et d’opérations complexes de traitement souvent méconnues. Dans le Pays de Redon, comme ailleurs, l’eau potable est une ressource précieuse, et sa gestion repose sur un équilibre fragile, aux coûts de plus en plus élevés.


L’eau captée en Bretagne provient de sources variées : rivières et retenues d’eau pour 70% et eaux souterraines pour 30%. Une fois captée, l’eau est traitée dans des stations spécialisées pour en garantir la potabilité. Ce traitement élimine les bactéries, les métaux lourds et les substances indésirables comme les pesticides via une succession de procédés physico-chimiques. L’eau est ensuite acheminée à travers des kilomètres de canalisations, jusqu’à nos robinets.


Mais ce système est mis à rude épreuve : dégradation de la qualité de l’eau avec des substances polluantes toujours plus nombreuses et difficiles à éliminer et vieillissement des infrastructures. Les collectivités sont contraintes d’investir dans des procédés toujours plus complexes et toujours plus coûteux, comme par exemple l’installation de filtres à charbons actifs pour éliminer les pesticides. Les coûts générés renchérissent le prix de l’eau pour l’usager, mais celui-ci reste encore modeste ramené au litre (quelques centimes d’euros contre plus d’un euro pour l’essence, par exemple).
Une prise de conscience par le prix du luxe que représente l’accès en quantité à une eau de qualité irréprochable est en marche dans le Pays de Redon, via l’instauration par les collectivités d’un tarif progressif de l’eau. Cette instauration s’accompagne d’investissements lourds sur les usines de potabilisation et les réseaux de distribution.


Les Hydrophiles, tout en soutenant ces efforts, souhaitent rappeler que le traitement de l’eau n’est ni la panacée, ni la solution. La solution demeure et demeura toujours de limiter les pollutions à la source. C’est le seul moyen de maintenir un accès durable et équitable de tous à une eau de qualité.

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