Le retour des zones humides : restaurer pour mieux protéger

Publié le 1 août 2025

Autrefois considérées comme insalubres ou inutiles, les zones humides sont aujourd’hui au cœur des politiques environnementales. Dans le Pays de Redon, elles représentent un patrimoine naturel d’une richesse exceptionnelle, et leur maintien ou restauration devient une priorité.


Les zones humides sont des terrains saturés d’eau une partie de l’année, formant des écosystèmes très particuliers. Marais, prairies humides, tourbières : ces milieux abritent une biodiversité remarquable, des libellules rares aux amphibiens protégés, en passant par les oiseaux migrateurs. Les zones humides, en retenant et stockant l’eau, réduisent l’amplitude des crues. Ce sont aussi des pièges à particules et à nitrates, ayant en cela des vertus régulatrices de la qualité de l’eau.


Mais ces espaces ont été largement dégradés : drainage, urbanisation, intensification agricole ont fait disparaître près de 67% des zones humides en France depuis le début du XXe siècle. Le Pays de Redon fait figure d’exception, tant les marais continuent d’occuper une portion importante du territoire. Il n’empêche, là comme ailleurs, des dommages ont été occasionnés nécessitant le lancement d’opérations de restauration. L’une des plus emblématiques est la remise en eau des prairies du Marais de Gannedel. Ce projet mené en concertation avec les agriculteurs, les riverains et les associations locales permet non seulement de restaurer l’habitat naturel, mais aussi de limiter les crues en stockant temporairement les eaux.


Les bénéfices sont multiples : amélioration de la qualité de l’eau, régulation des températures locales, préservation des sols, retour d’espèces emblématiques comme la loutre ou le busard des roseaux. Des sentiers d’interprétation permettent également au grand public de redécouvrir ces espaces fragiles mais essentiels.


Les Hydrophiles prennent leur part à la protection des zones humides en participant au comité de pilotage de la zone Natura 2000 des marais de Redon, et en défendant une approche intégrée de l’eau, associant protection de la ressource et préservation des milieux.

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